Lorsque je me suis établi à L’Assomption au printemps 1975, je ne me doutais pas que je m’apprêtais à fouler la terre de mes ancêtres. Je ne connaissais alors que le nom de mes grands-parents, tous natifs de St-Esprit.

 

C’est plusieurs années plus tard, soit au cours de l’année 2002, que j’ai commencé à faire de la recherche généalogique en établissant premièrement, mon titre d’ascendance. Je me suis rapidement aperçu que le cheminement de mes ancêtres paternels et maternels s’était fait en majeure partie dans la région de Lanaudière.

 

Marin JANOT dit LACHAPELLE a pris possession d’une terre à Ville-Marie en 1653 et ses fils se sont établis à Pointe-aux-Trembles. Par la suite plusieurs descendants se sont établis dans Lanaudière. Nicolas PERROT, mon ancêtre maternel, s’établit à Bécancour. Quelques-uns de ses enfants se sont dirigés vers Lanaudière pour s’établir particulièrement à St-Sulpice.

 

C’est après avoir complété l’ensemble de mon tableau généalogique que j’ai pris conscience de m’être établi dans une municipalité ayant été une terre privilégiée pour plusieurs de mes ancêtres.



L'histoire de L'Assomption remonte à la période amérindienne, là où la rivière, surnommée par ses premiers riverains «Outaragauesipi» (rivière évasée), dessine son dernier méandre avant de filer vers le fleuve. Raccourci longtemps fréquenté par les Indiens et les coureurs des bois, le «Portage» accueille ses premiers défricheurs en 1717, encouragés par les seigneurs du lieu : les Écclésiastiques du séminaire de Saint-Sulpice de Montréal.

 

En 1724, Pierre Lesueur, fondateur et premier curé, s'installe définitivement dans le méandre et la nouvelle paroisse prend le nom de Saint-Pierre-du-Portage. Vers 1760, plusieurs familles acadiennes, récemment déportées, partagent le territoire avec les premiers arrivants. Le bourg devient le centre d'une région en pleine expansion.

 

Au début du XIXe siècle, l'implantation de plusieurs industries (cuir, poterie, potasse, chapellerie) vient enrichir l'activité économique de la localité. À la même époque, la célèbre ceinture fléchée dite de L'Assomption, fabriquée ici et commercialisée par les compagnies de fourrures, porte la renommée de notre bourg dans toute l'Amérique.

 

La fondation du Collège de l'Assomption (1832), celle du couvent de la Congrégation Notre-Dame (1845), et l'établissement d'une cour de justice et d'un bureau d'enregistrement (1842) contribuent à l'essor de L'Assomption.



En même temps, la population se dote d'un régime municipal. La partie rurale du territoire relève dorénavant de la Corporation municipale de la paroisse formée en 1845 et la partie urbanisée située au cœur du méandre est gérée par la Corporation municipale du village créée en 1846.

 

Puis s'amorce, à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, un long déclin au profit de la ville de Joliette qui obtiendra en 1904 le siège de l'évêché aussi convoité par les Assomptionnistes. Malgré quelques réalisations tardives, comme l'agrandissement majeur de l'église paroissiale, d'après les plans de Victor Bourgeau, l'École d'agriculture (1867), l'Hospice des sœurs de la Providence (1870), une salle académique (1883) et l'exploitation d'un chemin de fer local surnommé le «P'tit Tardif», L'Assomption perd de son prestige et n'a pour tout rayonnement que celui de son Collège classique.

 

Au XXe siècle, l'arrivée du Grand Nord (C.N.) en 1903, l'implantation de la Ferme expérimentale par le gouvernement fédéral en 1928 et la construction d'une manufacture de chaussures, «L'Assomption Shoe Ltée», viennent atténuer les effets néfastes de la grande crise économique de 1929.

 

Dans les années 40, l'expansion rapide de la Fonderie Bédard, devenue successivement les Industries Roy, Hupp Canada, WCI, Frigidaire et Electrolux, fabricants d'appareils électroménagers, relance l'activité industrielle.



Après la deuxième guerre mondiale, de nombreux établissements privés et publics (collège, écoles élémentaires, centrale de traitement d'eau, centre de loisirs, aréna, parcs, caisse populaire, etc) s'édifient ou s'agrandissent.

 

En 1992, la fusion administrative des deux municipalités (ville et paroisse) vient imprimer un élan nouveau aux forces vives du milieu. En 2000, la Paroisse de Saint-Gérard-Majella se fusionne avec L'Assomption et retrouve, avec ses 100 kilomètres carrés, le même territoire qu'à l'époque de la colonisation.

 Source : Ville de l'Assomption, survol historique.

Voir : Références. 

 

L’Assomption

MRC de L’Assomption, Québec